Comment « vendre » l’accès aux espaces sensoriels dans un spa d’hôtel ?
Faire payer l’accès aux espaces sensoriels dans un spa d’hôtel ne s’improvise pas, une réglementation stricte et souvent contraignante doit être obligatoirement appliquée.
La sécurité avant tout
La règle est claire, lorsqu’on fait payer un droit d’entrée à un espace sensoriel proposant une piscine, et même un jacuzzi, il faut impérativement que cet espace soit surveillé par un Maitre-nageur (BPJEPS ou MNS) ou un surveillant de baignade (BNSSA), à tout moment.
Cette obligation s’applique aux clients de l’hôtel comme aux clients extérieurs.
Problème : il y a trop peu de maitre-nageur en France et il est donc difficile de recruter (il faut en prévoir au moins 2 si on est ouvert 7/7j et plus de 7heures/j), et la masse salariale, que ce poste représente, génère des charges souvent trop lourdes à supporter par l’établissement.

Face à ces contraintes, il existe cependant des solutions
Tout d’abord, il convient d’anticiper le maximum de risques de noyades en prévoyant dès l’ouverture les aménagements suivants :
- Des caméras sur les bassins et sur tous les points d’eau (y compris le jacuzzi) avec un écran de contrôle à la réception.
- Un détecteur de présence dans la piscine, capable de signaler une masse inerte dans l’eau (déclenchement d’une alarme)
- La formation de toutes les équipes sur les risques liés à la présence d’un espace aquatique (piscine, bain bouillonnant, bassin froid, parcours de Kneipp…) dans un établissement.
Mais ces aménagements conseillés, ne suffisent pas à donner le droit de vendre l’accès à ces espaces.
Comment rentabiliser ces espaces qui coûtent tant en investissements qu’en charges ?
Voici quelques stratégies aussi astucieuses qu’efficaces :
1/ Inclure l’accès au spa dans le prix des chambres,
2/ Inclure l’accès au spa dans le prix des soins,
3/ Proposer l’accès au spa en vendant des « repas » au restaurant et ne jamais facturer cet accès.
Exemple : Sur la carte du spa, proposer : « Lunch sensoriel, Midi Précieux, Déjeuner Cocon, L’Échappée Belle, Midi Régénération, Déjeuner en apesanteur, L’Escapade Plénitude, Le Midi Absolu,” etc. Vous proposez ainsi un déjeuner avec, en offert, l’accès au spa. Sur la facture, aucun prix pour l’accès au spa ne devra être mentionné.
Le principe est subtil : vous vendez le déjeuner (TVA 10%) auquel vous pouvez ajouter, par exemple la location de linge (TVA 20%), s’il n’y a pas de soin ou le prix du soin selon la durée.

ATTENTION : une gymnastique financière à maîtriser
Le chiffre d’affaires du spa sera donc encaissé par l’hôtel ou parfois, en grande majorité par le restaurant. Il est ensuite réparti entre les différents services.
Il faut donc que ce soit la même société et/ou le même propriétaire pour que le CA encaissé soit (uniquement analytiquement) réparti également sur le spa. En aucun cas, il ne peut y avoir de refacturation du spa auprès de l’hôtel ou du restaurant.
Seules ces solutions vous permettront de proposer un accès dans votre spa, aux clients extérieurs comme aux clients de l’hôtel.
Qu’en est-il sur votre propre établissement ?
La Commission des Spa Managers est là pour répondre à vos questions…
Article rédigé par Cécile Trouiller pour la Commissions des Spa Managers de Spa-A.
Merci à Jean-Jacques Gauthier pour ces informations claires et utiles.
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Images D.R. Clos Syrah et générées par de l’IA.



