Quand l’IA révolutionne la transmission du geste dans le spa et le bien-être
L’enseignement online a un nouveau « garde-fou » : l’IA qui nous guide vers « le geste parfait ».
Lors du Congrès de l’Esthétique et du Spa, Jean-Eric Knecht a dévoilé ELEGANCE LEARNING AI (ELAI) : il nous a tous laissé sans voix, en présentant l’outil qui permettra d’optimiser la formation pratique, avec de très grosses économies à la clé, et dans le respect de l’humain.
Welcome to ELAI (Elegance Learning AI) !
Porté par la conviction que l’intelligence artificielle peut accompagner sans remplacer la main humaine, le projet ELAI (Elegance Learning AI) est né d’une ambition forte : rendre la formation technique accessible à tous en garantissant aux personnes formées une précision gestuelle optimale, où que vous soyez dans le monde, et proposer une formation qualifiante et diplômante en distanciel à 100 %.
ELAI, c’est une nouvelle génération de formation personnalisée, immersive et adaptative.
Comment cela fonctionne ?
La formation est accessible en ligne et sur smartphone, traduite en plus de 180 langues. La plate-forme analyse les gestes en temps réel, accompagne l’apprentissage et facilite l’auto-correction.
L’apprenant est corrigé en direct sur sa posture, sa précision et l’exécution d’un protocole, il lui suffit de disposer d’un smartphone avec lequel il se filmera dans l’exécution du soin ou du massage. L’IA analyse en direct et fait son retour à la fin de chaque séquence : elle encourage lorsque le geste est bon, et rectifie à distance lorsque la pression ou la gestuelle ne sont pas corrects.
C’est une approche combinant analyse vidéo, reconnaissance des mouvements et interprétation pédagogique des gestes.
ELAI est la première solution de correction personnalisée des gestes techniques en temps réel et online
A qui s’adresse cette approche personnalisée et innovante ?
A tous les acteurs de notre secteur, chez qui la formation représente un coût important parce que son produit est technique et nécessite une prise en charge de l’apprenant au-delà de la simple vidéo :
- les marques de cosmétiques (protocoles de soins signature),
- les fabricants d’équipements (utilisation des machines),
- les établissements de médecine esthétique (pré et post-opératoire),
- les centres spécialisés et les instituts techniques.
- les groupes (hôtelier, franchises,…) qui ont des approches et protocoles techniques standardisés
Uniformiser les pratiques professionnelles quel que soit le contexte, l’équipement ou le produit utilisé pour que le résultat soit le même en France, à Singapour ou aux USA : un objectif que toutes les marques connaissent et qui est désormais rendu possible grâce à ELAI.
Notre ambition est claire : réinventer la formation par notre outil de correction des gestes sans jamais perdre de vue l’essentiel : la valeur du geste humain.

Rencontre avec Jean-Eric Knecht
Comment est née cette idée et comment as-tu pu la mettre en place ?
En 2017, avec Elégance, nous avons créé, comme d’autres structures de formation, notre première plateforme de formation online. L’idée était d’embarquer nos équipes enseignantes, rodées à nos méthodes pédagogiques spécifiques, afin de chercher à les reproduire online progressivement. Nous acceptions l’idée que cela serait plus long.
Mais la question de la correction/conseil en pratique auprès des utilisateurs est très vite apparue comme essentielle pour nous : impossible d’imaginer « valider » une formation sans savoir ce que la personne réalise réellement. Nous avons donc fait le choix de faire ce qu’on appelle du Blended Learning, ou formation « hybride » : théorique et approche visuelle des techniques Online, et pratique encadrée en présentiel.
Notre atout technique provenait de notre grande expérience dans le secteur, en France et à l’international et surtout de notre méthodologie de tout mettre en système de process. En effet, chaque protocole est fixé, détaillé, mis en forme, possède son propre « book » détaillé, standardisé et ainsi reproductible…
Mais ce problème à dépasser est devenu presque obsessionnel pour moi. L’avenir de la formation technique online ne pouvait passer que par une correction technique réelle et une assistance de pratique des gestes online.
Depuis cinq ans, j’ai scruté en permanence les évolutions des performances de l’IA car je savais que le procédé devrait passer par de la reconnaissance gestuelle, puis une analyse, et enfin un retour correctif ou de validation des techniques réalisées.
Je savais qu’il nous faudrait des quantités monumentales de vidéos techniques de qualité qu’il nous faudrait détailler d’un point de vue technicité (qu’est-ce qui est correct et pourquoi, et qu’est-ce qui est incorrect et pourquoi).
Nous avons donc dès le départ investi dans un véritable studio et sa régie de tournage professionnels. Nous avons commencé à filmer sans avoir d’outil de correction, mais je suivais les développements de l’IA qui avançaient à grands pas.
Enfin, Nvidia venait de sortir un tout nouveau système qui devrait permettre de répondre à nos attentes.
Ce « moment » où se combinaient l’apparition du premier outil qui pourrait potentiellement répondre aux premières questions liées aux gestes et leur analyse a ouvert une aventure passionnante.
Je pense qu’il y eu un facteur chance et aussi un Momentum : la bonne vision, la bonne énergie, le bon moment, les bons interlocuteurs… mais, comme tous les entrepreneurs le savent aussi, la chance çà se provoque !
Aujourd’hui, notre outil fonctionne et nous poursuivons son développement. Nous avons créé une société « sœur » d’Elégance car elles sont toutes deux dans le périmètre du groupe Elégance : Elégance Learning AI (ELAI). ELAI a ses propres équipes dédiées, même si évidement il y a une synergie énorme entre les deux sociétés.
Quel est le catalogue de formation à la carte que propose ELAI aujourd’hui ?
Notre plateforme ouvrira commercialement en septembre prochain, avec une première partie de notre catalogue de propositions. Ce catalogue va s’enrichir régulièrement et rapidement.
ELAI a plusieurs volets dans ses propositions :
Pour les individuels : ELAI proposera un catalogue de formations sur des protocoles de massage, de soins visages, le management, l’accueil…et autres… Mais sans oublier que chaque technique s’appuie sur une connaissance et une compréhension du corps et des éventuels accessoires ou équipements.
Pour les créateurs de soins : ELAI propose d’intégrer leur protocole dans le catalogue de formations en ligne, en entrainant l’outil correctif à ses propres techniques, attentes et exigences. Il sera alors accessible 100 % online dans le catalogue d’ELAI.
Pour les entreprises : ELAI propose la création de l’univers complet de la marque en marque blanche, qu’elle soit cosmétique, fabricant d’équipements, en esthétique, Spa, Médecine esthétique… avec une accessibilité internationale et un suivi individuel, pour la marque, de qui est validé à l’utilisation ou la bonne pratique attendue.
Peux-tu nous donner une fourchette de prix pour l’apprenant qui souhaite apprendre un nouveau massage par exemple ?
Nous avons voulu depuis le départ, que notre solution soit accessible :
Avec un simple smartphone, dans toutes les langues, depuis tout lieu et accessible en tarifs.
A titre d’exemple, le prix d’apprentissage online d’un protocole du catalogue sera à partir de 179 €TTC si la personne souscrit un abonnement à 4,90 €TTC mensuel (sans engagement de durée) ou 255 € TTC sans abonnement, il y aura des accès, des options, des passerelles, bref beaucoup d’interactivités et de synergies proposées…tout sera dévoilé à l’automne.

Quel est le coût de conception pour une marque qui souhaiterait pouvoir proposer un nouveau protocole de soin ?
Il y a plusieurs facteurs qui entrent en ligne de compte : création d’un univers spécifique en marque blanche, création d’un ou de nombreux protocoles, niveau d’exigence technique de réalisation et donc d’entrainement du modèle correctif …
Il m’est difficile de livrer un prix sans contexte. En revanche, ce que je peux affirmer est que ELAI est une solution dont le rapport qualité de formation + certification / cout investissement + utilisation est très favorable.
Qui est NVIDIA et pourquoi le choix de cet acteur ?
Quand je cherchais les sociétés qui seraient capables de développer l’outil numérique (algorithmes) qui serait en mesure de répondre à nos attentes très précises, NVIDIA était la seule dont l’avancée laissait penser qu’ils n’étaient pas loin de cela. Lorsque j’ai contacté, lors de ma première explication du projet, les ingénieurs NVIDIA Europe, voilà ce qu’ils répondu : « on pensait être les plus fous, mais là on voit qu’on n’est pas seuls. On ne connait rien de comparable dans tous les projets internationaux qui sont dans nos process et nous en voyons beaucoup. Il faut absolument que nous fassions partie de cette aventure avec vous ».
Et c’est ce qui s’est passé. Ce projet les a tellement enthousiasmés que cela les a challengés et leurs outils ont évolué, pour nous aider à résoudre ce problème de la correction des gestes techniques on line en temps réel, et cela continue.
Le traitement vidéo en temps réel est extrêmement couteux. Comment envisages-tu l’équilibre économique pour que cette technologie reste accessible aux établissements ?
Le principe fondateur est justement que la solution que nous proposons soit un réel bénéfice pour tous : les utilisateurs finaux (entreprises ou individuels), les sociétés de cosmétiques, fabricants de technologies…tant au niveau efficacité que financier.
Comme pour tout projet d’envergure, l’équilibre économique viendra avec le volume des utilisateurs. Le volume nous permettra d’absorber progressivement les investissements tout en couvrant les frais de fonctionnement.
Notre modèle économique est très précis, tant pour sa partie investissement, développement, commercialisation, et ce dans tous les segments.
Il s’est affiné au fur et à mesure de l’évolution des outils que nous utilisons et développons.
Le secteur de l’IA évolue très vite. Comment construire une solution stable dans un environnement qui change tous les trois à six mois ?
Notre système est très stable aujourd’hui. Nous sommes bien plus que dans une simple veille permanente puisque nous travaillons main dans la main directement avec les ingénieurs qui créent les nouveaux outils d’IA, avant même qu’ils ne soient sur le marché. Nous avons ainsi une « petite » longueur d’avance et pouvons anticiper les évolutions et choisir de les intégrer ou non.
Dans ce domaine qui est aujourd’hui le nôtre, il faut accepter que rien ne dure en l’état, tout est en mouvement continuel. Il faut faire avec et surtout pas contre. Cela signifie que notre outil, sa structure, ses capacités et son environnement même, vont et doivent évoluer en quasi-permanence. Nous sommes structurés dans ce sens.
Et c’est aussi une très bonne philosophie qui nous convient depuis longtemps.

J’ai une marque de cosmétique et je souhaite créer des protocoles pour vendre mes produits : Elegance Learning IA peut-elle remplacer mon créateur de protocoles et formateur ?
Non, ELAI ne créé pas de protocole, ce n’est pas sa mission.
ELAI intègre les protocoles créés par des personnes ou des Sociétés dans sa plateforme de formation, entraine le modèle correctif et met en place une solution de formation online.
En revanche, pour reprendre la question du lien entre Elégance et ELAI, Elégance peut répondre à cette demande de création de protocoles et organiser aussi des sessions de formation en présentiel. C’est une partie de ses activités depuis de très nombreuses années.
Ce sont, pour nous, deux axes différents, que nous pensons complémentaires plutôt que concurrents.
Par exemple, lorsqu’une marque cosmétique ouvre dans un établissement de forte renommée, image, réseau… il sera très important qu’une personne physique vienne sur place incarner la marque. Les formations dans ce cas pourraient éventuellement être en hybride (présentiel VS online).
Dans un autre cas de développement important de la marque, la proposition de formation d’ELAI supprime toutes les limites de temps, de lieu, de disponibilité des équipes …
ELAI n’a pas été créée pour « combattre » la formation en présentiel, d’humain à humain, mais pour apporter une solution à de très nombreux problèmes qui, à ce jour, ne sont pas résolus. ELAI apporte une solution supplémentaire.
Aurais-tu quelques pistes complémentaires des utilisations possibles de ton innovation ?
Cet outil est conçu et breveté pour une utilisation d’application tous secteurs, car il était évident que l’analyse et la correction de gestes techniques online en temps réel intéresse de très nombreux secteurs.
Nous recevons des demandes très surprenantes au départ, mais très logiques au final.
Je vais citer un seul exemple parmi un bon nombre : une très grosse société internationale de boucherie nous a contactés pour avancer sur une collaboration. Cette demande est assez éloignée de notre univers au départ ! Ils m’ont expliqué que d’une part la découpe de viande est un métier très technique, mais aussi que de mauvais gestes ont une conséquence directe sur les pertes de produit et donc la marge du groupe, jusqu’à la découpe dans les restaurants.
Nous avons aussi d’autres demandes très diverses, mais nous privilégions le développement de notre secteur dans l’immédiat, où il y a déjà beaucoup à faire.
Parle-nous de ton implication dans le milieu associatif …
Je crois au partage des idées, des questions, et que 20 cerveaux concernés comprennent mieux et proposent plus de choses qu’un seul.
Je me suis toujours impliqué dans les dispositifs associatifs, sportifs, professionnels… je trouve cela important, surtout quand on peut partager ses expériences et éviter à d’autres de commettre nos erreurs, mais aussi apprendre d’eux. C’est comme cela qu’un secteur se construit.
Et Spa-A ? Tu avais quitté, tu es revenu, tu es membre du bureau, et même Secrétaire Général. Qu’est-ce que cela signifie ?
Oui, j’ai été impliqué dans Spa-A très tôt. Je trouvais important de participer dans une entité collaborative qui œuvrait à la construction et la reconnaissance de ce beau secteur du Spa. J’étais un membre actif, sinon à quoi bon avoir son nom sur une liste.
J’ai quitté Spa–A car, pour moi, Spa-a perdait de son ouverture et de l’esprit collaboratif fondateurs.
Je me suis aussi beaucoup impliqué dans la création des normes : la commission AFNOR pour la première norme des Spa de bien-être, que j’ai présidée quelques années à la demande du Président de l’UMIH (hôtellerie restauration), puis j’ai représenté la France dans les travaux de la norme internationale ISO Wellness Spa avec 26 pays, en coprésident le groupe de travail. Ce fût là aussi passionnant.
Je suis revenu à Spa-A que j’affectionne, à la suite au changement de cap du nouveau bureau et surtout de sa présidente, avec une ouverture vers le secteur tout entier. J’en suis aujourd’hui secrétaire général et suis très heureux de collaborer avec les membres du bureau et tous les adhérents.
Je suis aujourd’hui, Vice-président de l’UPB (Union des Professionnels de la beauté et du Bien-être) syndicat représentatif, et vice-président de la CNEP avec une mission plus axée sur le Spa et Bien-Être, la révision de la norme… Il y a du travail et je suis heureux d’y apporter un peu de mon temps et énergie aux côtés notamment de Régine Ferrère, à qui je voue un grand respect pour son engagement sans faille depuis des décennies, et de grands acteurs du secteur Beauté et Bien-Être, pour des actions de représentations auprès des pouvoirs publics mais aussi pour l’évolution du secteur.
Je crois aux actions communes, notamment entre la CNEP et SPA-A, et, ayant un pied dans chacune, je vois chaque semaine les actions profondes et communes à traiter. Je trouve que la communication entre deux grandes fédérations professionnelles que sont SPA -A et la CNEP est constructive pour le secteur et tous ses acteurs.
NDLR : Spa-A est une Fédération, qui regroupe plusieurs corps de métiers (esthétique et hôtellerie principalement), Spa-A est membre de la CNEP (Confédération Nationale de l’Esthétique et de la Parfumerie), qui est le syndicat représentant la filière cosmétique parfumerie, représentant 15 450 entreprises employant 63 150 employés).

Quelques questions plus personnelles
Ton parcours est marqué par les sciences et la pédagogie. En quoi cela influence-t-il ta vision actuelle du bien-être et du spa ?
Je suis scientifique de formation, biochimiste, cela a probablement ancré une méthode de raisonnement en moi. Je suis passionné d’enseignement, de pédagogie depuis toujours. J’ai été professeur de Physique chimie dans l’éducation nationale puis aussi de Maths quand je suis allé dans l’enseignement technique. J’ai participé à des groupes de recherche en pédagogie, dirigé la filière pédagogie des sciences dans l’enseignement technique, à l’IUFM de Nice, pour former les nouveaux professeurs fraîchement lauréats du concours d’entrée de l’Education Nationale, et mon axe d’approche de l’enseignement était : l’évaluation, comme outil d’apprentissage et non de sanction.
Le lien avec le secteur du Bien-Être et du Spa est très simple : enseigner, c’est partager ! Partager son temps, ses connaissances, ses compétences, mettre en œuvre ce qui va grandir l’autre, lui permettre de s’épanouir en développant ses propres compétences.
Le secteur du Bien-être et du Spa, et surtout les acteurs professionnels qui le composent, repose sur les mêmes fondamentaux : le partage, la recherche de ce qui bon pour l’autre, tout en sachant ce que l’on fait. Pas de poudre de perlimpinpin (comme dit…), pas de fausses promesses. Il faut de la rigueur, de la connaissance, des compétences et du travail, comme en sciences.
Tu as un passé lié aux arts martiaux et aux pratiques corporelles. En quoi cela a-t-il influencé ton rapport au geste et à la précision ?
En effet, j’ai commencé les arts martiaux sino-vietnamiens en 1981, cela ne nous rajeunit pas… J’ai eu la chance de travailler avec un maître vietnamien qui est un vrai « magicien » du geste. Le corps disparaissant pour laisser passer l’intention dans le geste, allant vers une véritable harmonie, mais avec une efficacité redoutable. Il était surnommé « la mitraillette » aux USA pour la rapidité de ses enchainements et leur percussion, avec un travail externe et interne. Cette recherche du mouvement produit, lancé, qui ne s’arrête pas, en le laissant vivre de son énergie m’a envahi et je continue encore aujourd’hui à pratiquer dans ce sens. J’ai aussi appris à masser dans cette période où la médecine européenne affirmait que les vertèbres ne pouvaient pas se déplacer … une autre époque…
Ensuite il y a eu beaucoup de Yoga, dans différentes formes, dont le Hatamayassa, yoga tibétain, incroyable de ressenti.
Quelle est la cause et quel est l’effet ? Est-ce la pratique qui m’a embarqué dans cette quête du « Geste parfait », ou cette aspiration qui m’a amené à m’impliquer dans ces pratiques je ne saurais le dire.
Mais tout cela est aligné pour moi.
Un autre point très important est que nous travaillons en famille. Stéphanie, mon épouse, qui est aussi mon associée, dirige Elégance Académies, et participe aux différents projets bien sûr. Elle est experte de technicité et de créativité dans le secteur beauté bien-être.
Mes deux fils ont vécu et participé à toutes les étapes de développement de notre groupe Elégance depuis leur naissance. Mathéo, mon fils cadet, nous a rejoint depuis deux ans en terminant son Bachelor d’école de commerce en alternance avec nous sur la société Elégance Consulting dédiée à la création de Spa et instituts. La relève est peut-être en marche, cela lui appartient.

Quel est aujourd’hui ton meilleur moyen de déconnexion ?
La famille, les amis, la respiration, la montagne, la mer et la nature, les arts martiaux (même si mon corps ne me suit plus dans tout ce que mon esprit souhaiterait encore réaliser…). Les choses simples, les moments partagés sont les choses essentielles, prendre un peu de temps ensemble, sans objectif ni projet, être ensemble.
Quel est le meilleur massage pour lâcher prise ?
Je ne pense pas qu’il y ait un meilleur massage qu’un autre pour lâcher prise. Cela est lié au moment, à notre ressenti dans cet instant, à la personne qui va effectuer ses techniques, son intention profonde, sa maitrise technique et sa perception de mon corps te mon esprit ici et maintenant, pour me proposer le bon massage.
Mais si devais donner une réponse, je m’orienterais vers un massage énergétique, peut-être une réflexologie, ou un shiatsu, probablement par rapport aux arts martiaux ou à mes nombreux déplacements au Japon.
La nature a-t-elle encore un rôle dans un quotidien très tourné vers la formation et l’innovation ?
Oui et heureusement. Nous sommes la nature. Elle n’est pas seulement en nous, elle est nous et nous sommes nature. Se couper de la nature revient à couper son oxygène, se couper de la source. Je pense que l’innovation n’est pas contraire à la nature. C’est ce que l’on en fait qui peut l’être. Comme toujours nous avons le choix, chaque jour. La nature donne et partage, à nous de suivre ce chemin.
Une balade ou rando à faire pour se ressourcer en région niçoise (la vallée des Merveilles est à moins d’un heure de Nice) ?
La vallée des Merveilles est un très bon choix, je recommanderais la balade vers le lac de Trécolpas, avec des amis, on peut dormir au refuge pour prolonger cette immersion en nature.
Un plat ou spécificité niçoise que tu nous proposerais de partager ou de nous cuisiner ?
Mes fils répondraient qu’il vaut mieux que je vous invite au restaurant plutôt que de cuisiner pour vous. Je préfère croire qu’ils ne comprennent pas mes talents créatifs de cuisinier.
Plus sérieusement, la Socca est LE plat niçois, à la fois simple et savoureux, c’est une sorte de crêpe à partir de farine de pois chiches et d’huile d’olive cuite au feu de bois… simple et savoureux. Je vous inviterai chez PIPO, la référence traditionnelle niçoise depuis 1938.
En seize années d’enseignement, qu’as-tu appris finalement ?
J’ai appris l’humilité, le respect du raisonnement de l’autre qui est parfois éloigné du nôtre, mais qui n’en est pas moins riche, efficace et formateur en retour.
Ce que nous savons, nous le devons tous à ceux qui nous l’ont transmis, quel que soit le canal, et qui nous ont motivés pour l’apprendre et réussir.
Pour moi, transmettre ce qui nous a été donné et plus qu’une action envers les autres, c’est un devoir.
Ton mot de la fin ?
L’enjeu n’est surtout pas de remplacer l’humain dans le geste, mais participer à ce que ce geste puisse être transmis, répété et perfectionné partout dans le monde.
L’impulsion, le mouvement que l’on laisse se prolonger, en essayant simplement de ne pas l’entraver…
Article de Marie-Paule Leblanc-Peru Présidente bénévole Spa-A avec la participation de Eric Michalon.
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