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Sense of WELLNESS fête ses 10 ans : que d’émotions avec la rencontre d’Isabelle Charrier, telle que vous ne la connaissez peut-être pas tous…

 

Le moment où j’ai rencontré Isabelle est resté gravé dans ma mémoire, comme si c’était hier. Elle animait les conférences Wellness sur le salon Equiphotel, avec le professionnalisme et l’allant que nous lui connaissons. Ce jour-là, j’ai fait une gaffe en prenant la parole. Elle m’a tout d’abord fusillé du regard, puis en voyant que c’était de la maladresse de ma part, j’ai eu droit à son large sourire. Vingt ans d’amitié plus tard, je me devais de l’interviewer pour les dix ans de Sense of Wellness.

Isabelle est toujours restée très discrète sur son histoire avec Spa-A. Pendant de nombreuses années, elle était une voix essentielle. Le magazine EMOTION SPA défendait alors les valeurs du Spa, un concept un peu nouveau dans l’univers de la cosmétique professionnelle. Hélas, avec le départ d’Isabelle, EMOTION SPA n’est plus paru, et elle a quitté Spa-A, jurant de ne plus y remettre les pieds. En 2020, nous lui avons demandé de revenir pour donner sens à notre mantra « Des talents plus forts ensemble ! ». Isabelle a été une personne essentielle dans la reconstruction de Spa-A, la première à nous donner un « Espace d’expression » sur les salons (Hotel&Restaurant Meetings, Equiphotel) et aussi sur son magazine Sense of Wellness. Membre bienfaiteur pour Spa-A, c’est aussi notre Diamond Sponsor (avec Gharieni) pour notre soirée de gala annuelle.

 

D’Emotion Spa à Sense of Wellness, ta vision a évolué.
Précurseur de tendances ou intuition de l’importance du bien-être dans le monde de l’hospitalité ?

Trente ans de carrière dans l’univers du Spa et de l’Hospitality m’ont permis de comprendre les enjeux et d’anticiper. Comme tu le dis toi-même, « je suis une voix indépendante et structurante du secteur ».

Fondatrice et directrice de la rédaction, j’ai eu à cœur de créer bien plus qu’un média : un outil de lecture stratégique, pensé pour les décideurs en quête de sens, de performance et de vision à long terme.

L’évolution de la presse, papier en particulier, car on ne lit plus de la même façon, m’a poussée à envisager d’autres « vecteurs de communication ». 

Je n’irai pas jusqu’à dire Précurseur, simplement j’ai appris à comprendre les tendances et à les anticiper, dans un monde où le Wellness est devenu un enjeu stratégique.

Cette exigence éditoriale s’exprime également aujourd’hui aussi à travers le podcast Les Coulisses du Wellness.

 

 

C’est un scoop : tu lances un podcast pour répondre à ces évolutions ?

Se renouveler est essentiel et j’aime les nouveaux défis. Le podcast Les Coulisses du Wellness est né de cette envie : sortir des discours convenus pour parler vrai, prendre le temps, aborder les enjeux du Wellness tels qu’ils sont réellement vécus sur le terrain. Ce n’est pas un format de plus. C’est un prolongement naturel de notre ligne éditoriale, avec la même exigence, mais une liberté de ton différente. Plus directe. Plus incarnée. J’ai voulu lui donner les moyens de cette ambition : un cadre de production soigné, une ligne éditoriale construite avec méthode, un montage réfléchi et une équipe de professionnels avec qui je partage la même exigence de qualité. Parce qu’une parole libre ne s’improvise pas. Elle se prépare, elle se structure pour mieux résonner. Une parole sans filtre certes, mais avec sens. Rendez-vous au Printemps 2026.

 

En dix ans, Sense of WELLNESS est passé d’un magazine à un véritable écosystème.
À quel moment as-tu compris que vous ne faisiez plus « de la presse », mais qu’il fallait construire une plateforme d’influence et de lecture stratégique du Wellness ?

Dès l’origine, je n’ai jamais envisagé Sense of WELLNESS comme un simple magazine, mais comme un véritable outil de lecture du secteur. J’ai toujours pensé que les décideurs n’avaient pas besoin d’une accumulation d’informations, mais de clés pour comprendre, hiérarchiser et surtout anticiper.

Très vite, j’ai compris que le support n’était pas l’enjeu central. Ce qui comptait, c’était la capacité à créer des ponts intelligents et durables entre les idées, les marques, les exploitants et les usages réels sur le terrain. C’est cette ligne que nous tenons depuis dix ans chez Sense of WELLNESS, sans en dévier, et cela nous a plutôt bien réussi.

 

Qu’est-ce qui a le plus profondément changé : les modèles économiques, la place du Spa dans l’hôtel… ou la manière dont on comprend le vivant et la performance humaine

Pour moi, le changement majeur, à mes yeux, concerne le statut même du Spa. Pendant longtemps, il a été considéré comme un service complémentaire, parfois décoratif, souvent périphérique. Aujourd’hui, il s’impose comme un levier stratégique à part entière pour l’hôtellerie, les resorts et les destinations.

Aujourd’hui, le Spa ne se limite plus au soin. Il participe pleinement à l’expérience globale, à la différenciation d’une marque, à la fidélisation de la clientèle et à la performance durable des établissements. Il devient un marqueur d’identité autant qu’un générateur de valeur.

La technologie, les protocoles et les concepts ont indéniablement gagné en sophistication. Toutefois, leur pertinence ne se mesure pas à leur complexité, ni à leur promesse. Elle réside dans leur intégration intelligente, cohérente et profondément humaine à l’expérience client.

Le futur du Spa ne réside pas dans la surenchère. Il sera dans la justesse des choix, la cohérence des usages et la qualité de l’expérience vécue.

 

Sense of WELLNESS a toujours privilégié l’analyse à la superficialité, parfois à contre-courant.
Comment résister à des tendances « bankables » mais peu pertinentes sur le fond ? Pourquoi cette exigence éditoriale est-elle devenue un atout stratégique aujourd’hui ?

J’ai toujours assumé de ne pas courir derrière toutes les tendances, surtout lorsqu’elles sont séduisantes sur le papier mais pauvres sur le fond. Un média B2B crédible se construit autant par les sujets pertinents qu’il met en lumière que par ceux qu’il décide volontairement de laisser de côté. C’est là que se joue sa valeur réelle.

Aujourd’hui, la superficialité n’est plus un simple écueil éditorial. Elle est devenue un risque économique pour les professionnels. Un concept mal pensé, une promesse mal formulée ou une tendance mal comprise peut en effet coûter cher : en investissements inutiles, en expériences déceptives, mais surtout en crédibilité auprès des clients.

Dans un marché devenu mature et très concurrentiel, l’approximation ne pardonne plus. Les clients sont informés, exigeants et sensibles à la cohérence.

C’est précisément pour cette raison que la profondeur, l’analyse et la nuance ne sont pas des luxes éditoriaux. Ce sont des outils de décision. Notre rôle, en tant que média, est d’apporter de la profondeur, de la réflexion et du recul.

 

 

Observatrice, éditrice et partenaire des marques, des salons et des décideurs…
Comment trouver l’équilibre entre indépendance éditoriale et proximité avec l’écosystème sans jamais diluer le sens ?

J’ai toujours veillé à rester profondément connectée au terrain, sans jamais perdre de vue l’ensemble.
Être proche des marques, des dirigeants et des exploitants permet de comprendre ce qui se joue réellement : les arbitrages, les contraintes économiques, les choix opérationnels, parfois les renoncements. Mais cette proximité n’a de valeur que si elle s’accompagne d’une indépendance absolue dans le regard. Sans cette liberté d’analyse, la proximité devient complaisance et elle perd tout son sens.

La confiance se construit précisément dans la capacité à dire les choses avec justesse, nuance et honnêteté, même lorsque cela oblige à sortir du discours convenu. La proximité crée l’intelligence. L’indépendance crée la crédibilité. Pour moi, les deux sont indissociables.

 

A horizon 2030, qu’est-ce qui fera la différence entre les acteurs qui survivront et ceux qui deviendront réellement désirables et performants ?

Selon moi, ceux qui feront réellement la différence demain seront ceux capables d’articuler le sens, l’expérience et la rentabilité, sans jamais les opposer. Le futur du Wellness ne sera ni purement technologique, ni uniquement émotionnel. Il sera hybride, cohérent et structuré, au service d’une expérience juste et durable.

Les établissements les plus performants auront compris que le Spa n’est pas un centre de coûts, mais un pilier de la marque. Un espace qui crée de la valeur perçue, renforce l’identité de l’établissement et qui permet de créer une relation dans le temps avec le client.

La désirabilité ne se décrète pas. Elle se construit dans le temps, avec méthode, vision et sincérité. 

 

On parle désormais de « mieux-être », de « Longevity », de « l’hyper-santé », le monde médical adopte nos codes et le wellness se médicalise, ou du moins devient mesurable. Des frontières de plus en plus poreuses, au moment où la santé mentale devient un enjeu majeur. Que penses-tu de cette évolution ?

Ce mouvement me semble à la fois inévitable et salutaire, à condition de ne pas le confondre avec une simple opération de rebranding.

Pendant des années, notre secteur a souffert d’un déficit de crédibilité. Aujourd’hui, quand la recherche valide ce que les thérapeutes observent en cabine depuis vingt ans : l’impact du toucher sur le système nerveux, le rôle du sommeil dans la régulation émotionnelle, c’est une légitimité que personne ne peut plus ignorer.

Mais cette porosité des frontières appelle à une vraie vigilance. On peut mesurer tout et ne rien ressentir. Ce qui me semble juste, c’est une complémentarité honnête : la science comme socle, l’humain comme finalité. Le Spa n’a pas vocation à devenir une clinique. Mais il a tout à gagner à s’appuyer sur des données solides pour mieux expliquer et mieux accompagner.

Quant à la santé mentale, c’est selon moi, le sujet le plus structurant de cette décennie. Les clients ne cherchent plus seulement à se détendre. Ils cherchent à se réguler. C’est une responsabilité considérable et c’est précisément l’un des fils rouges de notre édition Printemps, qui explore notamment l’essor du neurowellness et la régulation du système nerveux comme nouvelle frontière de la santé, le rejet de l’injonction à la performance au profit du bien-être émotionnel, ou encore la manière dont le plaisir, trop longtemps absent du discours Wellness, peut devenir un levier puissant de transformation durable.

 

 

Et après le Wellness ?

« Et après le Wellness ? » La question me fait sourire, parce qu’elle suppose qu’il pourrait y avoir un après. Le Wellness n’est pas une destination. Ce n’est pas une case à cocher, un protocole à suivre ou un marché à saturer. C’est une quête : profondément humaine, infiniment personnelle, et par définition inachevée.

Ce qui évolue, ce ne sont pas les fondamentaux : le besoin de sens, d’équilibre, de connexion à soi et aux autres. Ce sont les formes que prend cette quête, les outils dont nous disposons pour l’accompagner, et la profondeur avec laquelle nous acceptons de l’habiter.

En trente ans, j’ai vu le Wellness passer du statut de supplément à celui de levier stratégique. Demain, je crois qu’il deviendra quelque chose de plus essentiel encore : une manière d’être au monde. Pas une offre. Une posture.

Alors non, il n’y a pas d’après. Il y a un toujours plus juste, un toujours plus vrai, un toujours plus humain.

C’est précisément pour cela que ce métier, ce secteur et ce magazine me passionnent autant après toutes ces années.

 

Qu’as-tu appris sur toi-même, en tant que femme, dirigeante et passeuse de sens dans un secteur en mutation, au cours de ces dix dernières années à la tête de Sense of WELLNESS ?

Diriger un média m’a appris qu’il n’a de valeur que s’il aide à penser juste et à prendre de la hauteur, quitte parfois à déplacer les lignes et à bousculer des certitudes.

En tant que femme, j’ai également compris que la légitimité ne se revendique pas. Elle se construit dans la durée, à travers la cohérence des décisions, la rigueur du regard et la fidélité à une vision. Être passeuse de sens dans un secteur en mutation, c’est refuser la simplification excessive, laisser la place à la nuance et au questionnement, sans jamais tomber dans le flou.

Le Wellness a grandi. Moi aussi. Dix ans après la création de Sense of WELLNESS, je mesure surtout le chemin parcouru, tant par le secteur que par moi-même. Je ne cherche pas à donner de direction, encore moins à imposer une vision. Je cherche simplement à écouter, à comprendre et à relier ce qui fait sens, et à accompagner le secteur là où il est prêt à aller, avec humilité.

 

Alors, évidemment, on voudrait en savoir plus …

 

Tu parais toujours très à l’aise, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit … Quelle est ta préférence ? Que t’apporte le podcast ?

Honnêtement ? J’aime les deux et je crois qu’ils me sont tous deux indispensables, parce qu’ils correspondent à deux aspects bien distincts de ma personnalité.

Écrire, c’est l’espace de la profondeur. On choisit chaque mot, on construit une pensée, on lui donne une forme qui peut traverser le temps. Un article, un édito, c’est une trace. Quelque chose qui reste, qui peut être relu, contesté, cité. Il y a dans l’écriture une forme d’exigence que j’aime profondément.

Prendre la parole, c’est autre chose. C’est plus immédiat, plus charnel, plus risqué aussi. On ne peut pas se raviser. Il faut être juste du premier coup, trouver le rythme, sentir son interlocuteur. C’est sans filet et c’est précisément ce que j’aime. Cette sincérité-là ne s’écrit pas. Elle se vit.

Le podcast Les Coulisses du Wellness est né de cette envie : dire les choses telles qu’elles sont, sans les lisser, sans les travestir. Avec la même exigence que le magazine, mais une liberté de ton différente. Plus directe. Plus incarnée.

Au fond, écrire me permet de penser. Parler me permet d’être.

 

Si tu devais écrire un roman, quel en serait le titre ?

Un roman ? La question me touche et je t’avoue qu’elle fait écho à une autre qu’on m’avait posée il y a quelques années.

Le titre s’est imposé immédiatement : « Non, je ne regrette rien ». Pas comme une posture mais comme une conviction profonde et sincère.

Parce qu’en me retournant, et je le fais rarement, j’avoue préférer regarder devant, je vois une trajectoire faite d’épreuves, de trahisons professionnelles, de soutiens indéfectibles, de coups de cœur et de coups de gueule. Rien de lisse. Rien de linéaire. Mais rien que je n’effacerai.

Le genre ? Une saga, sans hésiter. Avec ce qu’elle suppose de durée, de rebondissements, de personnages qui vous surprennent et parfois vous déçoivent. Une saga dans les coulisses d’un secteur que j’aime profondément, avec ses ambitions, ses contradictions et ses moments de grâce.

Et en épigraphe, évidemment, les mots de la Grande Edith. Pour celles et ceux qui n’auraient pas la référence : « Non ! Rien de rien … Non ! Je ne regrette rien… Ni le bien qu’on m’a fait Ni le mal tout ça m’est bien égal ! C’est payé, balayé, oublié. Je me fous du passé ! ».

 

 

Ta meilleure expérience en Spa, c’était quoi, c’était où ?
Et la pire ? Qu’est-ce que cela t’a appris ?
Le soin que vraiment tu ne peux tester ?

Te dire ma meilleure expérience serait presque impossible, tant j’ai eu la chance de vivre des instants uniques, aux quatre coins du monde, dans des Spas si différents les uns des autres. Trente ans de carrière, près de 600 établissements visités, et autant de visages, de gestes et de moments qui s’imposent à moi avec une clarté intacte.
Ce que je retiens avant tout, c’est que le Wellness ne supporte pas l’approximation. Il doit tenir ses promesses et idéalement les dépasser. Chaque détail compte. Chaque intention se ressent.
Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la dimension profondément humaine de ce métier. Certains praticien(ne)s — ils se reconnaîtront — m’ont aidée à traverser des moments difficiles avec une présence et une bienveillance que je n’oublierai jamais.
Quant au soin que je refuserais de tester ? La curiosité est le premier outil du journalisme. Aucun, a priori, à partir du moment où il repose sur une cohérence réelle, et non sur une idée de buzz marketing. Le Wellness que je respecte, c’est celui qui a quelque chose à dire. Pas à vendre.

 

Le sport que tu aurais aimé pratiquer ou celui que tu as pratiqué et auquel tu as dû renoncer ?

Le tennis. Très tôt. Au point de conjuguer scolarité et compétition à haut niveau, ce que peu de gens savent de moi.Je me souviens encore de la phrase de mon entraîneur : « Quand tu gagnes, le succès est pour toi. Quand tu perds, la faute t’en incombe toute entière. » Un sport de solitude absolue. Exigeant, impitoyable, magnifique. Cette phrase faisait écho au mantra de mon père : « La perfection est le début de l’acceptable. » Deux phrases qui, mises bout à bout, forgent un caractère. Le mien, sans doute. C’est probablement de cette époque qu’est né mon côté perfectionniste et exigeant, cette conviction que rien ne s’obtient sans méthode, sans rigueur et sans engagement total.Et puis, une section des ligaments croisés a tout arrêté. Brutalement. Comme souvent, c’est dans les renoncements forcés que se dessine la vraie trajectoire. Un signe, sûrement, que mon destin était ailleurs.Un autre sport que j’aurais aimé pratiquer ? Aucun. Le tennis m’a tout appris de ce que je suis. J’ai d’ailleurs toujours ma raquette fétiche dans mon bureau. Certains objets ne se jettent pas. Ils vous rappellent d’où vous venez.

 

Si tu devais nous conseiller une destination ou une expérience ?

Sans hésiter : une retraite ayurvédique au Sri Lanka. L’une des expériences les plus profondes de ma vie, personnelle et professionnelle confondues.

L’Ayurveda n’est pas un soin. C’est une médecine millénaire indienne qui repose sur une conviction simple et radicale : chaque être humain est unique, et la santé n’est pas l’absence de maladie, mais un équilibre constant entre le corps, l’esprit et l’environnement. Tout y est personnalisé, les soins, l’alimentation, le rythme de vie, selon votre constitution propre, votre dosha. On ne consomme pas l’Ayurveda. On s’y soumet, avec humilité.

Ce que j’y ai vécu ? Une immersion totale. Une transformation physique perceptible, un rapport à soi bouleversé, une lenteur retrouvée que notre monde occidental a presque oubliée.

Pour quelqu’un comme moi, exigeante, perfectionniste, habituée à contrôler, accepter de lâcher prise dans ce cadre-là n’avait rien d’évident. C’est peut-être pour cela que ce fut si puissant. Chaque cheminement est personnel. Indescriptible. Il faut le vivre.

 

 

Avoir créé un magazine qui s’appelait Emotion Spa, et avoir un chien qui s’appelle Espoir (Hope), cela en dit long sur ta conception du monde … Pragmatique et/ou idéaliste ?

Tu me demandes de beaucoup me dévoiler, ma chère Marie-Paule. Mais tu as raison, je ne choisis jamais mes mots au hasard. Ils sont toujours porteurs de sens, parfois de références très personnelles. « Emotion Spa ». « Espoir ». Deux mots qui disent, sans détour, qui je suis.

 

Pragmatique et idéaliste ? Les deux, absolument. Le pragmatisme sans idéal devient cynisme. L’idéal sans pragmatisme reste un vœu pieux. C’est ce subtil équilibre à trouver qui fait avancer.

Créer, ciseler, penser un magazine alors que personne ou presque n’y croyait, c’est un acte d’idéalisme pur. Le tenir avec exigence et indépendance, c’est du pragmatisme assumé. Défendre ce secteur n’a jamais été seulement un métier. C’est une mission de vie.

Hope, ma petite Yorkshire, sans conteste la chienne la plus connue du secteur, qui a testé le Welcome Pet des plus beaux hôtels du monde, porte bien son nom. Les noms que l’on donne disent toujours quelque chose de ce que l’on porte en soi.

 

Et le mot de la fin ?

On m’a souvent demandé ce qui me faisait tenir depuis toutes ces années. La réponse est simple : je ne fais pas ce métier. Je le vis avec la certitude que l’on ne construit rien de durable sans exigence, sans sincérité et sans une bonne dose d’idéal. Et tant qu’il y aura quelque chose à dire, à défendre ou à bousculer…, je serai là.

 

 

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Découvrez en – AVANT-PREMIERE – le 1er épisode du podcast d’Isabelle Charrier, Les Coulisses du Wellness, en vous abonnant à l’enews ACTU Hebdo de Sense of WELLNESS Magazine : c’est ici

 

Propos recueillis par Marie-Paule Leblanc-Peru Présidente bénévole Spa-A.

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Photos D.R.

Marie_Paule Leblanc_Péru

Présidente bénévole Spa-A. — Un parcours de plus de 35 ans à la direction internationale de produits cosmétiques et hôtellerie, dans le développement commercial et marketing. Shiseido, Yves Saint-Laurent, Dior, Thierry Mugler, Clarins, Pure Altitude et le groupe SIBUET ont marqué mon appétence pour le luxe et l'authenticité, en France comme à l'international. Executive Coach formé HEC, pour mettre l'humain au coeur des métiers. Désormais dans la transmission pour fédérer les équipes et passer le relais auprès de nos jeunes soucieux de rejoindre le monde du spa.

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