Et la lumière fut …

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Et la lumière fut …

Rencontre avec Frédéric Poite, Concepteur Lumière.

 

La lumière artificielle au service de l’homme

« Depuis que le monde est monde, l’Homme essaye d’avoir une vie à la nuit tombée, contrairement aux animaux. Notre métier est essentiel pour ce faire ».

De tout temps, l’homme a cherché à avoir une activité en dehors du cycle solaire, ou dans des espaces qui ne sont pas exposés a ce bel astre.

Les spas, même si les choses évoluent, sont souvent relayés dans des espaces peu ou mal éclairés naturellement, à l’abri des regards, pour préserver l’intimité et donner une ambiance feutrée. La lumière naturelle est souvent occultée.

Sur le salon Equiphotel, nous avions rencontré Frédéric Poite, un artiste de la lumière, un passionné, comme vous le découvrirez à la lecture de cet article, qui a rejoint Spa-A, pour nous permettre de véritablement mettre en lumière nos spas, instituts, salles de sport, centres de bien-être et piscines. Sa passion communicative nous incite à lui donner directement la parole.

 

  

La lumière artificielle est nécessaire

Pour se déplacer, pratiquer des soins, et donner une ambiance subtilement travaillée, qui peut évoluer au fil de la journée, la lumière artificielle est nécessaire.

La lumière ne peut exister que parce qu’il y a de l’ombre ; un mélange étudié, entre normes et règlements ERP, et ambiance douce. Chaque fois que cela est possible, même si elle est artificielle, la lumière qui évoque une lumière naturelle est toujours source de bien-être. Le succès des écrans lumineux ou des caissons lumineux, qui reprennent les images d’un feu de bois ou d’un aquarium confirme que si, utilisés subtilement, ils permettent des jeux de lumière pour faire oublier que l’on est dans un espace aveugle.

Le spa, mis en lumière, de manière subtile et travaillée, à tout moment de la journée.

 

Visitons ensemble un spa, en mettant le parcours client « en lumière »

 

Accueillir un visiteur et le plonger dans l’univers du lieu 

Il nous faut de la lumière, pour cheminer dans l’espace, conformément aux normes ERP (Établissement Recevant du Public),

Le client doit se sentir beau ; l’éclairage artificiel est là pour adoucir le trait et flatter, mais aussi inviter l’hôte dans l’univers du lieu  et l’accompagner dans l’expérience qu’on lui propose : de style et de conception unique, les luminaires sont le reflet de la décoration et du thème choisi,

Les suspensions, appliques, lampes à poser et lampadaires, dans le thème, avec des matières nobles, brutes ou travaillées, contribuent à compléter le tableau.

On se change et on continue a se plonger dans l’ambiance

La décoration de cet espace, souvent minimaliste, fonction de petits espaces, n’en est pas moins importante, une touche de déco sur le miroir, en applique ou en plafonnier, et le rappel est fait. Encore une fois, on doit se sentir bien, au moment de rentrer chez soi.

Le massage et les soins (manucure, pédicure, épilation, soin du visage, maquillage)

Entre l’ambiance délicate, qui nous amène à s’abandonner aux mains du praticien, pourquoi pas riche en couleurs, et la lumière nécessaire à la pratique du soin, on n’a pas à choisir : tout est question de subtilité et d’expertise.
Pour ce qui est du maquillage, la lumière artificielle, au plus proche de la lumière du soleil, ou du moins d’un éclairage naturel, est le gage d’un rendu naturel, tout en finesse. Chanel a développé des miroirs professionnels, avec des variateurs de lumière, qui permettent de voir comment le maquillage évolue en fonction de l’ambiance lumineuse (plein soleil jusqu’à l’éclairage artificiel aux bougies).

 

Pour les sportifs

La pratique du sport demande de l’énergie et de la lumière ; l’éclairage, le  plus naturel possible, apporte un  regain de vitalité.
On doit également voir les progrès et exploits que l’on fait. Encore une fois, on flatte l’œil  en étant savamment « mis en scène » sur sa machine,
Souvent bardés de miroirs, ces espaces sont propices à l’observation de soi.
On a même, pour des entraînements plus intenses, réalisé des mises en scène des coachs et participants ; la mise en scène joue un grand rôle dans le dépassement de soi.
On créé une ambiance festive- presque une boite de nuit – avec des couleurs vives, qui changent, au rythme de la musique éventuellement, et chaque participant, ainsi que le coach, sont éclairés avec un spot centré sur leur buste, un contexte propice a l’exploit.

Et pour les pièces d’eau ou sous l’eau, que se passe t-il ? 

Qu’il s’agisse des abords du bassin, pour des raisons pratiques, ou dans l’eau, la lumière, là encore, joue un grand rôle. Elle éclaire les abords, tout en restant dans la pénombre, pour nous amener jusqu’aux bassins.
Qu’elle soit située en sous face de margelle, immergée à faible ou plus grande profondeur, blanche ou multicolore, la lumière constitue un fil d’Ariane pour se mouvoir ou se prélasser.
Enfin, sous une pluie fine ou sous une cascade, dans une douche sensorielle, là encore, la lumière complète l’expérience.

 

Le sauna 

De tradition nordique à la base, ce lieu nous amène à la détente, sans pour autant nous sentir oppressé par l’espace exigu et souvent boisé, et plus sombre de ce lieu. Une lumière douce, chaude et indirecte, donnera une sensation d’intimité réconfortante. Vous ne pouvez imaginer une lumière bleue dans un tel lieu, n’est-ce pas ?

 

Le hamman

Les mille et une nuits sont à l’honneur ! Pour se laisser aller, au travers  de la vapeur, à contempler un ciel étoilé, l’éclairage pourra varier en intensité.
Les plus beaux hammams sont ceux qui invitent à la rêverie, et la lumière choisie contribue, tout autant que le carrelage, à cette impression de chaleur moite.

 

La zone de détente 

C’est une zone de transition : à la fin du soin on reprend contact, en douceur, avec la réalité, sans brusquerie.
On doit donc se familiariser a nouveau avec une lumière naturelle, plus présente, mais progressivement, pour quitter sa bulle, tout en restant immergé dans l’atmosphère du lieu.

DEETEC, la société que tu as créée, se définit en trois points

 

CONCEPTEUR : Consultant en éclairage pour un usage particulier, dans un lieu spécifique et pour un client unique, c’est vraiment ta spécialité,

NEGOCE : Deetec propose des produits originaux et design, loin des icônes dont nous inondent les médias et les placements de produits.

EDITION : c’est devenu une évidence, quand, dans tes recherches de matières, d’artisans et d’artistes européens, tu t’es heurté aux manquements des fabricants traditionnels.

 

Lighting design, ligthting architectural

De la gestion des espaces et de son pilotage, de la domotique au choix des interrupteurs, en passant par les solutions d’éclairage pour la végétation intérieure, d’où est venue cette passion ?

Au gré des projets d’agencements ( cf plus bas le démarrage de ma propre entreprise en 2006) je me suis aperçu que tous ces domaines étaient traités par des gens techniques, qui ne considéraient pas l’esthétique et le design ou des fonctionnements  intuitifs.
Au fil des projets, j’ai peu a peu intégré de nouvelles prestations, car, quand je faisais des remarques constructives sur le sujet, à un prestataire, je le sentais vexé et plusieurs fois on m’a dit : « tu n’as qu’à le faire » – je les ai écoutés !

Deetec travaille également sur le son pour des salles de cinéma privées. Experts techniques, designers, sensible à l’art mais aussi à l’environnement, peux-tu nous éclairer un peu sur ce souci environnemental en nous donnant quelques exemples ?

Il semble évident que chacun, à son niveau, doit agir sur le sujet, au delà d’une facture énergétique exponentielle.
On peut éclairer, par exemple, à 10%, quand le public n’emprunte pas un couloir, et une fois la personne engagée dans ledit couloir, passer à 100%, le temps pour la personne de rejoindre la salle de massage, on n’est pas face un trou noir, avant de s’engager, c’est plus élégant  et c est écologique. Le sujet est identique dans des espaces vestiaire, douche, WC : un flux minimum, quand le lieu n’est pas utilisé.
Répondre a une norme en considérant le dicton : qui peut le plus peut le moins, n’est pas la meilleure manière de prendre en compte notre environnement, sans même parler de pollution lumineuse.
Si on intègre de manière intelligente l’éclairage décoratif, qui peut être aussi utile à l’éclairage fonctionnel, on atteint les niveaux d’éclairement requis sans pour autant multiplier les sources d’éclairage techniques.
Ta brochure arriverait à me réconcilier avec ces magasins de luminaires que nous fuyons tous, car tout s’annule, tant il y a des lampes et des appliques qui rivalisent entre elles. Il y a donc bien de la poésie dans ce que tu proposes, naturellement soutenue par une grande technique.

Le choix d’un éclairage intervient souvent à la fin dans un projet architectural. A quel moment vois-tu ton intervention ?

Dans l’idéal, sachant que nous influons sur l’architecture d’intérieur et parfois même sur l’architecture,  notre intervention doit  se faire au moment de l’avant projet sommaire, au tout début, pour parfaitement intégrer la lumière artificielle dans le dossier.
Cela étant dit, nous nous sommes adaptés et nous déployons des solutions techniques, pour nous intégrer au projet, à tout moment.
Les mentalités changent, et nous arrivons de plus en plus tôt sur les projets, mais pas systématiquement.

Récemment, j’ai visité un spa hôtelier, où les peintures murales et l’éclairage étaient juste ratés. Est-ce que l’on peu rattraper uniquement avec la lumière et comment ?

La lumière peut facilement mettre en avant un support ou le faire disparaitre, ou même en changer l’aspect ou la couleur.
Le design d’appliques, choisies soigneusement, tant dans leurs formes, leurs textures et leurs couleurs, que la lumière qu’ elles diffusent, vont transfigurer le lieu, au même titre que d’autres luminaires décoratifs.
Il faut peu de choses, avec des solutions d’éclairage adaptées, pour transformer un lieu , simplement et à moindre coût.

Si Deetec travaille dans le domaine de la lumière depuis près de 20 ans avec passion, ta société a grandi avec Nexel, qui a rejoint le groupe fin mai 2025, pour s’appeler désormais Ôlum et qui permet maintenant de fabriquer des luminaires sur mesure et parfaitement adaptés aux fonctions et ambiances souhaitées.
On sent une exigence et une grande recherche dans la justesse des solutions. Intégrer toute la chaîne était un souhait, une nécessité ?

 Le rachat de Nexel est une suite logique, liée a une frustration grandissante : amoureux de la lumière, on ne trouvait pas, parfois, les luminaires qui  convenaient parfaitement, pour mettre en valeur les projets de DEETEC.
Chaque projet doit être unique, avec une identité forte et subtile a la fois, et la production mondiale ne répondait pas pleinement a ces exigences.
Il me semblait nécessaire de pouvoir développer nos propres luminaires, ou personnaliser des produits plus classiques.
Au delà de ce constat, ma passion pour le design et la technique ont emporté la décision d’acquisition.

Tes premiers projets étaient plutôt dans l’hôtellerie de luxe mauricienne et seychelloise, puis en Europe, et pourtant, la contrainte budgétaire et écologique paraît toujours une priorité pour toi.

Tout d’abord, bien au delà de ce que tout le monde peut penser, ces destinations de prestige ont largement souffert du développement touristique du Maroc, plus proche de l’Europe : les projets, depuis le début des années 2010, ne sont plus aussi somptueux et n’ont plus des budgets illimités.

Pour qu’un projet voit le jour, sans qu’il perde son âme (pour des raisons budgétaires), les paramètres a maitriser, avant de démarrer sont :
• le budget d’investissement mais aussi celui de fonctionnement – la consommation électrique est un élément important : éteindre les luminaires, pour économiser, n’est pas une solution,
• le transport des produits, jusqu’au lieu du chantier, à plus forte raison dans l’Océan Indien, a toujours été une préoccupation forte : le cout global et l’impact écologique,

Une fois le sujet « budget investissement et fonctionnement » calé, on peut aborder, sereinement :
• L’histoire que le projet veut raconter,
• A qui s’adresse le projet et qui seront les hôtes.

 

Si je résume un peu, l’éclairage d’un Formule 1 c’est toujours possible, mais ce qui te fait vibrer c’est l’expérience client travaillée au niveau de la lumière ?

Un hôtel entrée de gamme est un bon exercice : peu de luminaires, aucune point lumineux au plafond, et une déco minimaliste ; l éclairage peut faire la différence !
Cela étant, dans ce type de dossier, la mise en lumière est fonctionnelle et économique ; elle ne brille pas par sa subtilité.
Si l’on peut utiliser tous les types de luminaires ( suspensions, appliques, lampes à poser, lampadaires, éclairage linéaire, indirect ou direct) et un design marqué et adapté, l’exercice et l’expérience sont passionnantes.
On multiplie les points lumineux, et on créé une ambiance qui accroit le bien-être et dont l’hôte se souvient.

Quel est le projet dont tu es aujourd’hui le plus fier (ou le plus représentatif de ton travail) ?

Sans conteste, ce sont les projets Kwerk : des lieux partagés, qui mettent a disposition des bureaux, salles de réunions, des espaces de restauration, lobby, sport et  spa.
L’expérience des clients de Kwerk et de leurs visiteurs, est au coeur des préoccupations des dirigeants de Kwerk; le design et l’architecture ainsi que l’éclairage sont étudiés finement pour contribuer à cela.
On se souvient toujours de sa visite chez Kwerk et nous en sommes fiers.

 

T’est-il déjà arrivé de proposer spontanément tes services dans un restaurant ou un spa, quand tu t’es dit que ce n’était pas possible ?

S’agissant d’une passion, qui ne s’arrête pas à mon univers professionnel, oui c’est arrivé souvent.
La plus marquante a été un séjour, dans un hôtel, en Corse du Sud : à mon départ, je laisse un petit mot, aimable, en leur donnant des conseils utiles, pour la mise en valeur de certains sujets, pour améliorer l’expérience de leurs clients, avec des liens vers des fabricants de luminaires.
A mon retour de trek, deux jours plus tard, ils m’ont demandé si j acceptais de reprendre la mise en lumière du lieux et j ai accepté, avec plaisir !

 

Après cette période de Noël, quelles sont pour toi les plus belles illuminations ou mises en lumière ?

Je n’ ai pas de référence particulière ; il faut que ce soit fait avec parcimonie et que les ombres et la lumière,choisies avec soin, mettent en valeur le patrimoine … Point trop n’en faut.

« Ici ce n’est pas Versailles ! » Comment se gère l’éclairage chez toi ?

On traite dans l’ordre suivant :
• on répond d’abord à des questions normatives et fonctionnelles : on répond aux normes et règlements et aux fonctions de chaque lieu- on doit voir ce que l’on fait. Pour autant, on peut varier cette lumière, pour répondre à une ambiance plus feutrée,
• On met ensuite en valeur les sujets remarquables de l’architecture et du bâti,
• Pour compléter, on met en avant, avec des luminaires décoratifs, la «couleur » et la tendance du projet,
•Enfin, avec des produits sans fils, on complète cette ambiance … au plus près des clients et de la décoration intérieure.

 

Y a-t-il une mode en matière d’éclairage ?

La LED, a révolutionné ce marché : elle a permis de miniaturiser les équipements et les dissimuler, ou faire en sorte qu’ils ne soient plus du tout éblouissants et envahissants.
On peut donc, peu à peu, voir disparaitre les luminaires fonctionnels ou architecturaux, de notre champ de vision, au profit de la lumière qu’ils produisent, c’est un vrai plus.
En terme de déco, on sent un vrai engouement pour les matières naturelles et des couleurs plus douces : l’argile brute ou, à défaut de budget, la couleur terracotta ou sable, parfaitement en phase avec l’univers du spa.

 

Comment as-tu appris ce métier et comment te définis-tu ?

En quittant le groupe Vinci, j’ai choisi de monter mon entreprise d’agencement (2006), B to B et résidentiel; la Led démarrait timidement, et j’ai plongé dedans, pour intégrer cette technologie dans mes projets, systématiquement.
J’ai donc testé, en réel, la nuit, pendant de longues heures (avant de m’intéresser aux outils de projection et à la technique pure), les différentes sources lumineuses à LED et surtout le ruban à Led, qui, à mon sens, représentait une vraie révolution.
Je travaillais dans l’Océan Indien, loin de mes fabricants européens partenaires, et avec un décalage horaire significatif.
J’ai donc souhaité, au gré de nombreux séjours en Europe, et de visites d’usines et de laboratoires de recherche et développement, tout savoir, et être autonome, sur cette technologie et la conception lumière.
Au fil des ans, et à force d’expérience, j’ai pu être consulté par ces partenaires, pour de nouveaux produits ou des prototypes ; la suite logique était de fabriquer mes propres produits, aves mes designs exclusifs et qui répondaient parfaitement à mes projets.

Je dirais que je suis architecte de la lumière ; j’aborde la technique et le design d’un espace dans le domaine de la lumière, en extérieur et intérieur, avec des luminaires fixes et portables.

Quelle est la phrase que tu prononces le plus face à tes collaborateurs ?

Imaginez que l’on met en lumière un spectacle ( sujet qui m’a souvent inspiré et que j’approfondi, dès que possible, avec des éclairagistes scéniques) ; on met en scène un décor, on créé un espace unique, une ambiance, on raconte une histoire.
Au centre de notre développement : le bien-être du client- nos projets doivent donner le sourire !

Quelle est celle que tu aimerais entendre plus souvent de leur part ?

Et que j’entends souvent, et j’en suis ravi : le projet est beau, différent, et on s’est éclatés à le dessiner !

 

Un projet sur lequel tu aimerais être consulté ?

Pas de projet en particulier, plutôt une envie croissante : travailler avec de grands noms de l’architecture et du design, dans le cadre d’ une réalisation remarquable, peu importe la taille ou le type de projet- un lieu de vie et d’échanges assurément.

 

Quas-tu envie d’ajouter ?

J’ai envie de donner sa juste place à la lumière, dans un projet, et pouvoir partager ma passion :
la lumière est indispensable pour sublimer un espace et le rendre utile, à tout moment de la journée.

 

Propos recueillis par Marie-Paule Leblanc-Peru Présidente bénévole Spa-A.

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Photos D.R.

Marie_Paule Leblanc_Péru

Présidente bénévole Spa-A. — Un parcours de plus de 35 ans à la direction internationale de produits cosmétiques et hôtellerie, dans le développement commercial et marketing. Shiseido, Yves Saint-Laurent, Dior, Thierry Mugler, Clarins, Pure Altitude et le groupe SIBUET ont marqué mon appétence pour le luxe et l'authenticité, en France comme à l'international. Executive Coach formé HEC, pour mettre l'humain au coeur des métiers. Désormais dans la transmission pour fédérer les équipes et passer le relais auprès de nos jeunes soucieux de rejoindre le monde du spa.

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